Ouvrir un salon de thé : licence, formation et budget
Ouvrir un salon de thé ne demande aucun diplôme, mais les règles dépendent de ce que vous servez. Sans alcool, aucune licence n’est nécessaire. Avec un verre de vin pendant les repas, une petite licence restaurant suffit. Dans tous les cas, la formation à l’hygiène et la déclaration sanitaire s’imposent dès que vous servez des pâtisseries ou des plats. Ce guide détaille ces règles, les étapes et le budget, avec un calculateur pour chiffrer votre projet.

À retenir
- Un salon de thé qui ne sert pas d’alcool n’a besoin d’aucune licence de boissons.
- Pour servir du vin avec les repas, une petite licence restaurant se déclare en mairie.
- Une personne de l’équipe suit la formation de 14 heures à l’hygiène alimentaire.
- Le budget dépend surtout du local, des travaux et du matériel de pâtisserie.
Comment ouvrir un salon de thé ?
Le parcours suit sept étapes :
- Définir le concept : thés et pâtisseries, brunch, salon de thé et épicerie fine.
- Étudier la zone : passage, clientèle visée, concurrence.
- Trouver un local dont le bail autorise la restauration.
- Établir le budget et obtenir le financement.
- Choisir le statut de l’entreprise et immatriculer votre entreprise.
- Suivre la formation à l’hygiène et déclarer l’activité aux services sanitaires.
- Aménager, recruter et ouvrir.
Quelle licence pour un salon de thé ?
La licence dépend des boissons servies. Les boissons sans alcool, comme le thé, le café ou les jus de fruits, se vendent sans licence.
| Ce que vous servez | Licence | Démarche |
|---|---|---|
| Thés, cafés, boissons sans alcool, pâtisseries | Aucune licence de boissons | Déclaration sanitaire si vous servez des aliments |
| Vin, bière ou cidre pendant les repas | Petite licence restaurant | Déclaration en mairie |
| Tous les alcools pendant les repas | Licence restaurant | Déclaration en mairie |
| Alcool servi en dehors des repas | Licence III ou IV | Déclaration en mairie, rachat pour la licence IV |
Avec une licence, l’exploitant suit le permis d’exploitation, une formation de 20 heures sur au moins trois jours, selon l’article L. 3332-1-1 du Code de la santé publique. Notre guide sur la licence restaurant et la licence 4 détaille les catégories.
Quel diplôme pour ouvrir un salon de thé ?
Aucun diplôme n’est exigé. Un salon de thé qui sert des pâtisseries ou des plats relève de la restauration. Au moins une personne de l’équipe suit alors la formation de 14 heures à l’hygiène alimentaire. Trois ans d’expérience comme exploitant d’une entreprise alimentaire en dispensent.
Notre guide sur les formations obligatoires en restauration détaille les dispenses et leur coût.
Les déclarations avant l’ouverture
Un salon de thé qui prépare ou sert des denrées d’origine animale, comme des pâtisseries à la crème ou des œufs, se déclare avant d’ouvrir. La déclaration s’adresse à la direction départementale de la protection des populations (DDPP). La déclaration se fait en ligne, avec le formulaire Cerfa n° 13984, selon Service-Public.fr.
Le salon de thé reçoit du public : les règles de sécurité incendie et d’accessibilité s’appliquent. Notre guide sur les normes ERP calcule l’effectif et la catégorie du local.
Faut-il une extraction pour un salon de thé ?
Tout dépend de la cuisine. Servir des pâtisseries achetées ou cuites dans un petit four électrique ne pose en général pas les mêmes contraintes qu’une cuisine de plats chauds. Le règlement sanitaire départemental et le bail fixent les règles d’évacuation des fumées. Notre guide sur les concepts sans extraction détaille ces cas.
Quel statut pour un salon de thé ?
La micro-entreprise convient à un petit salon, tant que le chiffre d’affaires reste sous 203 100 € par an, de 2026 à 2028. Les charges réelles, loyer et achats, n’y sont pas déductibles. Au-delà, ou pour s’associer, une société s’impose. Notre guide pour ouvrir un snack compare les statuts en détail.
Les boissons sans alcool et les pâtisseries servies sur place sont taxées à 10 %, l’alcool à 20 %, selon le BOFiP.
Quel budget pour ouvrir un salon de thé ?
Additionnez les postes de votre projet : le calculateur ajoute les droits d’enregistrement, le dépôt de garantie et la trésorerie de démarrage, puis estime l’apport attendu. Les montants préremplis sont des exemples à remplacer par vos devis. Droits d’enregistrement selon le barème de l’article 719 du Code général des impôts.Calculateur : budget pour ouvrir un restaurant
Prenons un salon de thé de 40 places, créé dans un ancien commerce. Ce cas est fictif. La porteuse de projet rachète le droit au bail au locataire sortant.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Droit au bail | 30 000 € |
| Droits d’enregistrement | 210 € |
| Dépôt de garantie, 3 mois de loyer à 1 200 € | 3 600 € |
| Travaux d’aménagement | 30 000 € |
| Matériel de pâtisserie et de froid | 15 000 € |
| Mobilier, vaisselle, caisse | 12 000 € |
| Premier stock | 2 000 € |
| Formations, honoraires, création | 1 500 € |
| Trésorerie, 3 mois de charges à 5 000 € | 15 000 € |
| Budget total | 109 310 € |
Avec un apport de 30 %, la porteuse de projet réunit environ 33 000 € de fonds propres. Notre guide sur le budget pour ouvrir un restaurant détaille chaque poste, et notre guide sur le salaire d’un patron de restaurant le revenu à en attendre.
Comment ouvrir un coffee shop en France ?
En France, un coffee shop est un café qui vend surtout des boissons à base de café, à consommer sur place ou à emporter. Les règles sont celles du salon de thé : aucune licence sans alcool, formation à l’hygiène si vous servez des aliments, déclaration sanitaire et règles des établissements recevant du public.
Point de vigilance
Un salon de thé qui ajoute une formule brunch avec un verre de vin change de catégorie : il lui faut alors une petite licence restaurant et le permis d’exploitation. Les affichages obligatoires d’un débit de boissons s’appliquent aussi. Anticipez la carte complète avant de déclarer l’activité.
Avant d’ouvrir votre salon de thé
- Arrêter la carte, alcool compris ou non.
- Vérifier que le bail autorise la restauration.
- Suivre la formation à l’hygiène ou justifier d’une dispense.
- Déclarer l’activité à la DDPP avant l’ouverture.
- Déclarer la licence en mairie si vous servez de l’alcool.
- Prévoir trois mois de charges fixes en trésorerie.
Questions fréquentes
Faut-il une licence pour un salon de thé ?
Non, s’il ne sert pas d’alcool. Pour du vin pendant les repas, une petite licence restaurant suffit.
Quel diplôme pour ouvrir un salon de thé ?
Aucun. La formation de 14 heures à l’hygiène est obligatoire pour une personne de l’équipe.
Quel budget pour ouvrir un salon de thé ?
Il dépend du local, des travaux et du matériel. Le calculateur additionne vos devis et ajoute droits, dépôt de garantie et trésorerie.
Quel statut pour un salon de thé ?
La micro-entreprise jusqu’à 203 100 € de chiffre d’affaires par an, une société pour un projet plus important ou à plusieurs.
Quelle TVA dans un salon de thé ?
10 % pour les boissons sans alcool et les pâtisseries servies sur place, 20 % pour l’alcool.
Sources
- Code de la santé publique, article L. 3332-1-1, Légifrance.
- Code rural et de la pêche maritime, articles L. 233-4 et D. 233-11, Légifrance.
- Entreprendre.Service-Public.fr, fiche F22379 sur les licences de débit de boissons et déclaration Cerfa n° 13984.
- BOFiP, annexe sur les ventes à emporter, version du 21 août 2024 ; Code général des impôts, article 279, m.
- CCI Paris Île-de-France, « Micro-entrepreneur : revalorisation des seuils pour 2026-2028 ».
Contenu vérifié et mis à jour le 9 octobre 2026.
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La rédaction de Forum des Commerces
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