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Simulation prêt professionnel : mensualité et plan de financement

La simulation d’un prêt professionnel donne la mensualité à partir de trois chiffres : le montant, la durée et le taux. Pour racheter un commerce, il faut d’abord calculer le besoin réel : prix du fonds, droits d’enregistrement, stock, travaux et trésorerie. Notre simulateur fait les deux. Il calcule aussi la part de la rentabilité du commerce absorbée par l’emprunt. Le taux moyen des nouveaux crédits aux PME atteignait 3,72 % en juillet 2026, selon la Banque de France.

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À retenir

  • La mensualité dépend du montant, de la durée, du taux et d’un éventuel différé.
  • Le taux moyen des nouveaux crédits aux PME atteint 3,72 % en juillet 2026.
  • Un prêt de reprise dure souvent 7 ans, selon Bpifrance.
  • Les banques attendent en général un apport de 20 à 30 % du besoin.
  • Le remboursement doit laisser une marge sur la rentabilité du commerce.

Simulez votre prêt professionnel

Simulateur : prêt professionnel et financement d’une reprise

Calculez une mensualité, ou montez le plan de financement complet du rachat d’un commerce.

Que voulez-vous calculer ?
Le prêt bancaire
Moyenne : Banque de France, crédits nouveaux aux PME, juillet 2026.
Pendant le différé, vous ne payez que les intérêts.
En % du capital emprunté. Laissez 0 si vous ne la connaissez pas.

Simulation indicative, hors frais de dossier et de garantie. Seule l’offre de prêt de votre banque fait foi.

Le simulateur propose deux modes. Le premier calcule la mensualité d’un montant connu. Le second monte le plan de financement d’une reprise. Après l’achat, la part du prix affectée au fonds commercial peut s’amortir : voir notre guide sur l’amortissement fiscal du fonds. Vous renseignez vos besoins et vos ressources, et l’outil en déduit le prêt bancaire, la mensualité et le tableau d’amortissement.

Comment se calcule la mensualité d’un prêt professionnel

La plupart des prêts professionnels se remboursent par mensualités constantes. Chaque échéance comprend une part d’intérêts et une part de capital. Au début, les intérêts pèsent lourd, puis la part de capital augmente.

Trois éléments fixent la mensualité :

  • le montant emprunté ;
  • la durée, exprimée en mois ;
  • le taux nominal annuel, divisé par douze pour obtenir le taux mensuel.

Par exemple, 100 000 € empruntés sur 7 ans à 3,72 % donnent une mensualité de 1 354 €. Le coût total des intérêts atteint alors 13 738 €.

Un différé d’amortissement change la donne. Pendant quelques mois, vous ne payez que les intérêts, puis le capital se rembourse sur la durée restante. Le différé soulage la trésorerie au démarrage, mais il augmente le coût total.

Quel taux pour un prêt professionnel en 2026

La Banque de France publie chaque mois le taux moyen des nouveaux crédits aux entreprises. En juillet 2026, il atteignait 3,72 % pour les PME. Pour l’ensemble des entreprises, le taux moyen est passé de 3,56 % en mai à 3,64 % en juin, puis 3,76 % en juillet.

Ce taux moyen sert de repère. Votre taux dépend de votre dossier : apport, rentabilité du commerce, expérience, garanties et durée. Comparez toujours le taux annuel effectif global (TAEG). Il intègre les frais de dossier, l’assurance et les garanties, contrairement au taux nominal.

Point de vigilance

Méfiez-vous des taux affichés sans date. Un taux de 1 % relevé en 2021 n’a plus de sens en 2026. Les taux des nouveaux crédits ont fortement augmenté entre 2022 et 2024.

Combien d’apport pour un prêt professionnel

Les banques financent rarement la totalité d’un projet. Pour un restaurant, notre guide sur le budget pour ouvrir un restaurant liste les postes à financer. Bpifrance cite un apport moyen de 30 % des besoins d’investissement. L’association Cédants et repreneurs d’affaires (CRA) évoque de 20 à 30 % du besoin de financement. Ce n’est ni une règle légale ni une condition uniforme.

Pour une reprise de fonds de commerce, Bpifrance indique aussi que le prêt bancaire ne couvre en général pas plus de 70 % du prix d’acquisition. Il dure le plus souvent sept ans. Le reste vient de l’apport et de financements complémentaires.

Les financements qui complètent l’apport

  • Le prêt d’honneur. Il est accordé à titre personnel, à taux zéro et sans garantie, par des réseaux comme Initiative France ou Réseau Entreprendre. Son montant va de 1 000 à 80 000 €, pour une durée de 1 à 7 ans. Il peut servir d’apport et rassure la banque.
  • Le crédit-vendeur. Le cédant accepte d’être payé en plusieurs fois pour une partie du prix. Selon Bpifrance, il porte en général sur 50 % du prix au maximum, sur un à trois ans.
  • La garantie de Bpifrance. Elle couvre jusqu’à 60 % du prêt bancaire accordé à un repreneur. Elle facilite l’accord de la banque, contre une commission.

Exemple : le plan de financement d’une reprise

Exemple fictif. Un repreneur rachète un fonds de commerce 150 000 €. Il prévoit 10 000 € de stock, 15 000 € de travaux, 15 000 € de trésorerie et 4 000 € d’honoraires.

BesoinsMontantRessourcesMontant
Prix du fonds150 000 €Apport personnel45 000 €
Droits d’enregistrement3 810 €Prêt d’honneur20 000 €
Stock10 000 €Prêt bancaire132 810 €
Travaux15 000 €
Trésorerie15 000 €
Honoraires4 000 €
Total197 810 €Total197 810 €

Sur 7 ans à 3,72 %, le prêt bancaire coûte 1 798 € par mois, soit environ 21 580 € par an. Les intérêts totalisent environ 18 250 €.

L’apport et le prêt d’honneur couvrent 33 % du besoin, dans la fourchette attendue. Mais le prêt bancaire dépasse 70 % du prix d’acquisition. Un crédit-vendeur de 20 000 € ramènerait le prêt bancaire à 112 810 €, soit 73 % du prix. Ce montage est plus proche des usages.

Si le commerce dégage un excédent brut d’exploitation (EBE) retraité de 50 000 € par an, les remboursements bancaires en absorbent 43 %. Il reste environ 28 400 € pour les impôts, les investissements et les imprévus.

Ce que regarde la banque

La banque cherche d’abord à savoir si le commerce pourra rembourser sans s’asphyxier. Elle examine :

  • la rentabilité passée du commerce, sur les trois derniers bilans ;
  • le prévisionnel du repreneur et la part de l’EBE absorbée par les remboursements ;
  • l’apport et l’engagement personnel du repreneur ;
  • l’expérience dans le métier ou dans la gestion ;
  • les garanties : nantissement du fonds, caution personnelle, garantie de Bpifrance.

Préparez un dossier complet avant le premier rendez-vous. Vous ferez meilleure impression, et vous gagnerez du temps sur l’accord de principe. Les autres guides de notre rubrique Créer et gérer aident à bâtir ce dossier.

Prêt de trésorerie et prêt sans apport

Le prêt de trésorerie finance un besoin ponctuel : décalage de paiement, stock saisonnier, coup dur. Il est court, souvent de quelques mois à deux ans. Les banques le prêtent plus difficilement à une entreprise déjà en difficulté.

Un prêt professionnel sans aucun apport reste rare. Le prêt d’honneur, le crédit-vendeur et les aides locales permettent toutefois de reconstituer un apport, même sans épargne personnelle. Notre guide sur le rachat d’un commerce sans apport personnel en chiffre un exemple. Le même montage finance un projet plus léger, comme un camion food truck. Une reprise à 1 euro n’en dispense pas : les dettes reprises se financent aussi.

Passer par un courtier

Un courtier en prêts professionnels présente votre dossier à plusieurs banques et négocie les conditions. Il se rémunère par des honoraires, souvent payables à l’obtention du prêt, et parfois par une commission de la banque. Vérifiez son immatriculation à l’Orias, le registre des intermédiaires en assurance, banque et finance, et faites préciser ses honoraires par écrit.

Avant le rendez-vous à la banque

  • Calculer le besoin complet, droits d’enregistrement et trésorerie compris.
  • Chiffrer l’apport, le prêt d’honneur et un éventuel crédit-vendeur.
  • Simuler la mensualité avec un taux réaliste.
  • Vérifier la part de l’EBE absorbée par les remboursements.
  • Réunir les trois derniers bilans du commerce et votre prévisionnel.
  • Demander le TAEG et le détail des garanties à chaque banque.

Questions fréquentes

Quel est le taux d’un prêt professionnel en 2026 ?

Le taux moyen des nouveaux crédits aux PME atteignait 3,72 % en juillet 2026, selon la Banque de France. Votre taux dépend de votre dossier.

Combien d’apport pour un prêt professionnel ?

Souvent de 20 à 30 % du besoin. Bpifrance cite une moyenne de 30 % pour les projets de création et de reprise.

Quelle durée pour un prêt de reprise de fonds de commerce ?

Le plus souvent sept ans, selon Bpifrance.

Peut-on obtenir un prêt professionnel sans apport ?

C’est rare. Un prêt d’honneur ou un crédit-vendeur peut servir d’apport aux yeux de la banque.

Comment calculer la mensualité d’un prêt professionnel ?

Avec le montant, la durée et le taux. Notre simulateur la calcule et affiche le tableau d’amortissement.

Sources

  1. Banque de France, « Financement des entreprises », juillet 2026, publié le 9 septembre 2026.
  2. Bpifrance Création, « Comment financer un projet de reprise d’entreprise ? » et « Prêt d’honneur Création-Reprise ».
  3. CRA, « Prêt reprise d’entreprise : apport et financements possibles », 31 juillet 2026.
  4. Code général des impôts, article 719, et BOFiP, BOI-ENR-DMTOM-10-20-20 (droits d’enregistrement).
Mise à jour du

Contenu vérifié et mis à jour le 9 octobre 2026.

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L’auteur

La rédaction de Forum des Commerces écrit des guides pratiques pour celles et ceux qui reprennent, créent ou gèrent un commerce. Chaque guide cite ses sources et indique sa date de dernière vérification.