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Coiffure et esthétique

Convention collective coiffure : salaires 2026 et non-concurrence

La convention collective coiffure s’applique aux salons de coiffure et aux activités d’esthétique qui en relèvent. Son nom complet est convention nationale de la coiffure et des professions connexes. Elle fixe les salaires minimum par niveau, une prime d’ancienneté, des règles sur les jours fériés et un cadre strict pour la clause de non-concurrence. Ce guide présente la grille en vigueur depuis le 1er mars 2026 et les règles propres au métier, avec un vérificateur de clause de non-concurrence.

Coiffeuse coupant des cheveux aux ciseaux

À retenir

  • Les salons appliquent la convention du 10 juillet 2006, d’identifiant de convention collective (IDCC) 2596.
  • Depuis le 1er mars 2026, le minimum va de 1 843 € à 3 367 € brut par mois selon le niveau.
  • Les premiers échelons sont inférieurs au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) depuis juin 2026.
  • Une clause de non-concurrence ne peut pas dépasser 12 mois et suppose une contrepartie mensuelle.

Quelle est la convention collective de la coiffure ?

Les salons de coiffure appliquent la convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes du 10 juillet 2006, étendue par arrêté du 3 avril 2007. Son identifiant est 2596. Elle couvre aussi les emplois de l’esthétique-cosmétique, les emplois non techniques et les emplois administratifs des salons.

Le bulletin de paie indique l’intitulé de la convention collective applicable et la position du salarié dans la classification, selon l’article R. 3243-1 du Code du travail. C’est là que le salarié trouve son niveau et son échelon. Le texte complet se consulte gratuitement sur Légifrance et sur le Code du travail numérique. Notre guide sur la convention collective boulangerie présente une autre convention de l’artisanat, sur le même modèle.

Quelle est la grille des salaires 2026 en coiffure ?

L’avenant n° 51 du 3 décembre 2025 fixe les salaires minimum. Il a pris effet le 1er mars 2026, le mois qui suit la publication de son arrêté d’extension au Journal officiel du 24 février 2026.

Niveau et échelonEmploi repèreSalaire mensuel minimum, 151,67 heures
Niveau 1, échelon 1Coiffeur débutant1 843 €
Niveau 1, échelon 2Coiffeur1 843 €
Niveau 1, échelon 3Coiffeur confirmé1 845 €
Niveau 2, échelon 1Coiffeur qualifié ou technicien1 869 €
Niveau 2, échelon 2Coiffeur hautement qualifié1 944 €
Niveau 2, échelon 3Coiffeur très hautement qualifié ou assistant manager2 055 €
Niveau 3, échelon 1Manager2 183 €
Niveau 3, échelon 2Manager confirmé, ou animateur de réseau2 623 €, ou 3 122 €
Niveau 3, échelon 3Manager hautement qualifié, ou animateur de réseau confirmé3 271 €, ou 3 367 €
Source : avenant n° 51 du 3 décembre 2025 relatif aux rémunérations minimales et à la prime d’ancienneté, article 1er, Légifrance. Vérifié le 6 octobre 2026.

Le SMIC s’élève à environ 1 867 € par mois pour 35 heures depuis le 1er juin 2026. Les trois échelons du niveau 1 sont donc inférieurs au SMIC : l’employeur verse au moins le SMIC.

Les emplois de l’esthétique-cosmétique suivent une grille par coefficient, de 1 843 € au coefficient 105 à 2 055 € au coefficient 165. La filière administrative va de 1 919 € à 2 806 €.

La prime d’ancienneté

L’avenant n° 51 prévoit une prime d’ancienneté mensuelle, en montant fixe :

Ancienneté dans l’entreprisePrime mensuelle
À partir de 5 ans36 €
À partir de 7 ans49 €
À partir de 9 ans64 €
À partir de 12 ans82 €
À partir de 15 ans99 €
À partir de 20 ans117 €
Source : avenant n° 51 du 3 décembre 2025, article 3.

Comment sont payés les jours fériés en coiffure ?

L’article 14 de la convention distingue trois jours fériés toujours chômés et payés : le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier. Sur les huit autres jours fériés, l’employeur peut faire travailler ses salariés quatre jours au plus, cinq avec le volontariat écrit des salariés.

Pour un jour férié travaillé, l’employeur choisit entre une majoration de 100 % des heures et une journée de repos compensatrice. L’employeur affiche en début d’année le calendrier des jours fériés travaillés, et peut le modifier avec un délai de prévenance d’au moins cinq jours ouvrables.

La clause de non-concurrence en coiffure

Dans un métier où la clientèle suit souvent son coiffeur, la clause de non-concurrence protège le salon. L’article 7.2.4 de la convention l’encadre strictement. Pour être valable, elle respecte des conditions cumulatives :

  • elle figure expressément dans le contrat de travail ou dans un avenant ;
  • elle protège un intérêt légitime de l’entreprise, comme sa clientèle ou son savoir-faire ;
  • elle dure 12 mois au plus après le départ ;
  • elle couvre une zone géographique limitée, adaptée à l’emplacement du salon ;
  • elle n’empêche pas le salarié d’exercer un métier conforme à sa qualification ;
  • elle prévoit une contrepartie financière versée chaque mois, d’un montant non dérisoire.

Elle ne s’applique qu’à un salarié qui a au moins six mois d’ancienneté à la rupture, période d’essai comprise. Elle est interdite dans un contrat en alternance.

Vérificateur : clause de non-concurrence en coiffure

Répondez aux questions pour savoir si la clause de non-concurrence d’un salarié de la coiffure respecte la convention collective.

La clause figure-t-elle dans le contrat de travail ou un avenant signé ?
S’agit-il d’un contrat en alternance (apprentissage, professionnalisation) ?
Le salarié a-t-il au moins 6 mois d’ancienneté à la rupture, période d’essai comprise ?
La clause définit-elle une zone géographique précise ?
Prévoit-elle une contrepartie financière versée chaque mois après le départ ?
L’employeur a-t-il renoncé à la clause par écrit ?

Selon l’article 7.2.4 de la convention collective nationale de la coiffure (IDCC 2596). Le juge apprécie aussi la zone et le montant au cas par cas.

Prenons une coiffeuse qui quitte un salon après quatre ans. Ce cas est fictif. Son contrat prévoit une interdiction de 18 mois dans la ville, sans contrepartie financière. La clause dépasse la durée maximale et ne prévoit pas de contrepartie : elle ne lui est pas opposable, et elle peut s’installer à proximité.

L’employeur peut-il renoncer à la clause ?

Oui. Il renonce par écrit, pendant le contrat ou au plus tard 15 jours calendaires après la notification de la rupture. En cas de rupture conventionnelle, le délai court à partir de la date de rupture fixée dans la convention. La renonciation se notifie par lettre recommandée avec avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge.

Une renonciation tardive ne libère pas l’employeur de la contrepartie, si la clause est valable.

Point de vigilance

Une clause conclue sur l’ancienne rédaction de l’article 7.2.4, et qui ne respecte pas les conditions actuelles, est inopposable au salarié selon la convention. L’employeur qui veut une clause valable doit faire signer un avenant au contrat. Vérifiez les contrats des salariés en place lors d’une reprise de salon : notre guide pour racheter un fonds détaille les autres vérifications. Les autres branches ont leur propre grille, comme la convention de la boulangerie.

Avant d’embaucher ou de reprendre un salon

  • Classer chaque salarié au bon niveau et au bon échelon.
  • Comparer le minimum de la grille au SMIC en vigueur.
  • Calculer la prime d’ancienneté de chaque salarié.
  • Afficher en début d’année le calendrier des jours fériés travaillés.
  • Vérifier les clauses de non-concurrence avec le vérificateur.

Questions fréquentes

Quelle est la convention collective de la coiffure ?

La convention nationale de la coiffure et des professions connexes du 10 juillet 2006, IDCC 2596.

Quel est le salaire minimum d’un coiffeur en 2026 ?

1 843 € brut par mois au niveau 1 selon la grille. Le SMIC, environ 1 867 €, s’applique depuis juin 2026.

Comment connaître son niveau et son échelon ?

Ils figurent sur le bulletin de paie, qui indique la position du salarié dans la classification de la convention.

Combien de temps dure une clause de non-concurrence en coiffure ?

12 mois au plus après le départ, dans une zone limitée et avec une contrepartie financière mensuelle.

Un jour férié travaillé est-il payé double en coiffure ?

L’employeur choisit entre une majoration de 100 % et une journée de repos compensatrice.

Sources

  1. Convention collective nationale de la coiffure et des professions connexes du 10 juillet 2006 (IDCC 2596), articles 7.2.4 et 14, Légifrance, consultés le 6 octobre 2026.
  2. Avenant n° 51 du 3 décembre 2025 relatif aux rémunérations minimales et à la prime d’ancienneté, étendu par arrêté du 17 février 2026, Journal officiel du 24 février 2026.
  3. Code du travail, article R. 3243-1, Légifrance.
  4. Code du travail numérique, fiche « Coiffure et professions connexes ».
Mise à jour du

Contenu vérifié et mis à jour le 9 octobre 2026.

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L’auteur

La rédaction de Forum des Commerces écrit des guides pratiques pour celles et ceux qui reprennent, créent ou gèrent un commerce. Chaque guide cite ses sources et indique sa date de dernière vérification.